Thèmes bibliques

Qu’est-ce qu’avoir l’Esprit Saint?

Qu’est-ce qu’avoir l’Esprit Saint? Et comment savoir que nous l’avons?

Avoir l’Esprit Saint c’est être en harmonie avec la pensée de Dieu, penser comme Lui (1 Corinthiens 2,16 / 7,40 et Hébreux 10,16).

Nous savons que nous avons l’Esprit Saint quand notre jugement est conforme aux prophéties. Celles-ci avaient annoncé la venue du Messie et en avaient révélé les caractères principaux. Jésus accomplit toutes ces prophéties. Ceux qui ont l’Esprit Saint reconnaissent en Lui le Messie: « Je vous le déclare: Personne, parlant sous l’action de l’Esprit de Dieu, ne dit: ‘Maudit soit Jésus’, et nul ne peut dire: ‘Jésus est Seigneur’, que sous l’action de l’Esprit Saint » (1 Corinthiens 12,3).

Aujourd’hui, l’Antichrist étant apparu, ceux qui le reconnaissent ont l’Esprit Saint déclare l’Apocalypse: « C’est ici qu’il faut de la finesse (du discernement)! Que l’homme doué d’Esprit calcule le chiffre (reconnaisse) de la Bête…. » (Apocalypse 13,18). Reconnaître la Bête équivaut à un nouveau baptême spirituel qui dispense de l’ancien baptême par l’eau, comme celui-ci dispensa de la circoncision par la reconnaissance du messianisme de Jésus.

Il nous incombe de comprendre le sens spirituel des événements qui se déroulent devant nos yeux. Que penserait, que dirait Jésus en voyant tout cela? Parlerait-Il comme le Pape? Défigurerait-Il les messages de La Salette et de Fatima? Dirait-Il « God bless Israel »? Que dirait Jésus de la pédophilie ecclésiastique, du mariage des prêtres…? etc…

Ne pas croire que Dieu existe, que Jésus est le Messie, que les prophètes sont envoyés par Dieu, ne pas croire aux prophéties bibliques et coraniques, au bien et au mal etc… cela est ne pas avoir l’Esprit Saint.. Voir notre texte: « La Clé de l’Apocalypse ».

Faut-il haïr les Romains?

« Certains reprochent aux Juifs d’avoir tué Jésus. C’est tout de même la décision de Pilate, gouverneur romain en Palestine, et ses soldats romains, selon l’Évangile, qui ont concrètement crucifié Jésus (sous la pression de la foule, certes). Faut-il haïr les Romains aussi? »

A.R.

Vous demandez: « Faut-il haïr aussi les Romains? ».

Haïr?! Drôle de vocabulaire! N’y a-t-il pas dans votre horizon un mot plus adéquat? Vous insinuez donc qu’il faut aussi haïr les Juifs! Si ce sentiment est en vous, ne le projetez pas ailleurs.

Quant à nous, nous ne haïssons ni Juifs, ni Palestiniens, ni personne. Nous ne sommes pas contre les Juifs dont plusieurs sont mal branchés et mal informés par les médias sionistes. Nous sommes contre le sionisme dont le but est le Grand Israël (Eretz Israël) qui s’étend du Nil à l’Euphrate, en dépossédant tous les peuples non-juifs qui s’y trouvent au cri de « maout ha aravi » (mort aux Arabes). Ce cri relève-t-il de l’amour ou de la haine? Nous avons de l’admiration pour des juifs comme le jeune avocat juif orthodoxe Shamai Leibovitz qui décida de prendre la défense du militant Palestinien Marwan Barghouti et parut à la télévision l’embrassant. Nous avons de l’estime, voire de l’affection, pour de tels Juifs et Israéliens non-sionistes comme le mouvement des Neturei Karta aux États-Unis, le mouvement « Shalom Akhshav » (Paix Maintenant), l’avocate Felicia Langer qui prend la défense des Palestiniens, Israël Shamir et d’autres juifs qui dénoncent le sionisme et ses crimes. Nous vous référons au site d’Israël Shamir (www.israelshamir.net).

Devriez-vous le « haïr » aussi?

Nous ne haïssons personne, même pas le Sanhédrin qui condamna Jésus après l’avoir renié comme Messie. La juste colère et l’opposition à l’injustice ne signifient pas haïr, mais juger. L’on ne condamne pas un criminel par haine de sa personne mais par amour de la justice et pour la sauvegarde de la société. Qui innocente un criminel est aussi criminel. Moïse tua et fit la guerre, des prophètes aussi. Et Jésus, à l’occasion, prit le fouet (Jean 2,13-17) et demanda que l’on juge en Justice, sans faiblesse (Jean 7,24 et Luc 12,57). Le prophète Mohammad fit de même. À suivre votre logique, il faudrait fermer les tribunaux et condamner les juges.

Ce n’est tout de même pas Pilate qui a décidé de crucifier Jésus. Vous avouez vous-même que cela advint « sous la pression de la foule, certes ». Que vous expliquer donc? Vous avez tout compris! Toutefois, et pour éclairer d’autres personnes, nous répondons selon l’Évangile puisque vous vous y référez.

L’Évangile déclare que Pilate, loin de vouloir crucifier Jésus, s’efforça, au contraire, de le sauver. La décision de crucifier Jésus, nous le répétons, ne fut certes pas celle de Pilate, comme vous le prétendez. C’est le Sanhédrin qui le condamna à mort (Luc 23,13-19 et Mathieu 27,11-26). Ne défigurons pas l’Histoire. Le Sanhédrin menaça Pilate de le dénoncer à César comme protecteur d’un homme révolutionnaire, Jésus, qui incite le peuple Juif à se soulever contre Rome (Luc 23,2). « Pilate cherchait à le relâcher. Mais les juifs vociféraient disant: ‘Si tu le relâches, tu n’es pas ami de César: quiconque se fait roi, s’oppose à César’ nous n’avons de roi que César » (Jean 19,12-15). C’est ce chantage qui intimida Pilate dont la faute fut de ne pas relever le défi. Les Romains crucifièrent Jésus, à contrecoeur; mais la volonté qui incita au crime, la main cachée qui Le crucifia, fut bien celle du Sanhédrin qui souleva la foule, comme vous le mentionnez vous-même.

Voilà pourquoi Jésus demanda au Père de leur pardonner car « ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23,34). Ce pardon couvre les Romains qui ne savaient pas pourquoi ils crucifiaient cet homme innocent; ils ne voulaient pas le mettre à mort. Par contre, les scribes et pharisiens, membres du Sanhédrin, eux, savaient bien pourquoi: ils avaient injustement refusé le Messianisme spirituel -non sioniste ni politique- de Jésus. Ils étaient donc injustifiables car tous les scribes et les pharisiens connaissaient bien les prophéties messianiques. Or, celles-ci s’appliquent parfaitement à Jésus; mais les Romains, eux, ne connaissaient pas ces prophéties. Telle est la raison de leur justification. Jésus n’avait-il pas dit à Pilate: « Celui (Caïphe) qui m’a livré à toi porte un plus grand péché » (Jean 19,11). Car, comme le révèle Jean, il y a tel péché qui est pardonnable -celui des Romains- et tel autre, celui contre l’Esprit Saint, qui est impardonnable. C’est le péché de Caïphe et des siens (1 Jean 5,16-17). N’avaient-ils pas dit: « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants » (Matthieu 27,25). Ils reconnaissent donc leur responsabilité, non celle de Pilate.

Où situez-vous donc la haine?

Qu’est-ce que la prophétie?

Il s’agit de la Parole prophétique dont parle Paul et de son importance (1 Corinthiens 14).

« Si votre langue n’émet pas des paroles distinctes, comment comprendra-t-on ce que vous dites? » (1 Corinthiens 14,9).

Prophétiser, dans la mentalité évangélique, ne signifie pas annoncer des événements futurs, mais parler de choses divines, célestes, expliquer clairement des prophéties et des vérités divines et célestes. Mais il y a différentes manières de s’exprimer, certaines sont vagues, confuses et le plus souvent incomprises. S’exprimer ainsi c’est « parler en langues », émettre des mots imprécis, presque des balbutiements. Il y a de bons parleurs de par le monde qui ne savent bien s’exprimer qu’en parlant de politique, d’économie ou de science, etc… Ce sont des « prophètes » de la politique, de l’économie ou de la science. Il y a des séducteurs qui « prophétisent » bien leurs mensonges et parviennent à convaincre les gens peu instruits.

Il y a peu de prophètes spirituels qui savent, guidés par l’Esprit Saint, bien passer le Message et l’Esprit du Père. C’est pourquoi Paul dit: « Celui qui parle en langues s’édifie lui-même, celui qui prophétise édifie l’assemblée » (1 Corinthiens 14,4).

Pendant longtemps les Chrétiens ne comprirent pas ce que Paul voulait dire par « parler en langues » et « prophétiser ». Les mouvements dits « charismatiques » se sont mis à répéter des balbutiements hébétés accompagnés de guitare ou d’autres instruments musicaux sous prétexte qu’ils « parlent en langues ». Cela n’est pas « parler en langues », mais c’est simplement mal s’exprimer: voilà pourquoi Paul dit: « Celui qui parle en langues ne parle pas aux hommes mais à Dieu; personne en effet ne le comprend. Celui qui prophétise parle aux hommes; il édifie, exhorte, console ». Celui qui parle en langues, a besoin que quelqu’un explique sa pensée plus clairement aux assistants.

J’ai écrit beaucoup de textes. D’après vous, me suis-je exprimé en langue ou ai-je prophétisé? Avez-vous bien compris ce que j’ai écrit? Si j’ai été clair, alors j’ai prophétisé. Beaucoup, parmi les clergés, parlent en langues, sans le savoir, dans leurs sermons. Ils disent beaucoup de belles paroles mais qu’en tire-t-on en définitive? Des bla bla bla…

Je vous laisse lire et approfondir le chapitre 14 de 1 Corinthiens.
Parler en prophétie est un fait de la plus haute importance pour nous, les Apôtres de l’Apocalypse. Nous devons tous prier pour avoir ce don de prophétie recommandé par Paul dans son épître. Car nous « devons prophétiser DE NOUVEAU CONTRE une foule de peuples, de nations, de langues et de rois (il s’agit des peuples séduits par la bête)… » (Apocalypse 10,11).

Jésus dit: « Quant à mes ennemis, qui n’ont pas voulu de moi pour Roi, amenez-les ici et égorgez-les EN MÀ PRÉSENCE » (Luc 19,27).

St Paul dit aux Ephésiens: « Recevez l’épée de l’esprit, c’est-à-dire la Parole de Dieu » (Ephésiens 6,17).

Comment devons-nous les égorger? Avec un couteau ou une épée?
Avec une « épée effilée », celle qui sort de la Bouche du Christ (Apocalypse 1,16). Donc c’est par la Parole de Vérité qui se trouve dans les prophéties, et les prophéties apocalyptiques notamment, que nous égorgeons les ennemis de notre divin Époux. N’est-ce pas Lui qui « fera disparaître l’Antichrist, l’Impie, par le Souffle de sa Bouche et l’anéantira par la splendeur de sa Venue »?!! (2Thessaloniciens 2,8)

La Parole de Dieu, Parole de Vérité, est puissante. Elle détruit, égorge l’ennemi. Cette Parole est plus tranchante qu’une épée. Nul n’a pu ni ne pourra y opposer un argument. « La Bête est Israël ». Cette Parole à elle seule égorge, tue!!!
Pierre

Quelle est la différence entre un saint, un prophète et un ange? Etes-vous des saints?

Un Saint

Dans la terminologie chrétienne, un saint ou une sainte est une personne qui a vécu sur terre en ayant eu une vie pure et exemplaire. Elle peut avoir eu aussi des dons, des charismes comme Padre Pio par exemple, St François d’Assise, Ste Claire, tous les Apôtres de Jésus etc. L’Église les a canonisés. Mais il y a des saints moins connus, comme par exemple Sir Thomas More, chancelier du Roi Henri VIII et juriste en 1529 et qui a été disgracié, puis emprisonné et enfin exécuté pour s’être opposé fermement au divorce d’Henri Vlll. Le film « À man for all seasons » relate son édifiante histoire.

Dans un sens plus large, est sainte toute personne qui cherche à connaître la Vérité une et unique, et ce au prix de sa propre vie. Être prêt à toutes les persécutions est souvent le prix à payer pour découvrir et garder LA Vérité, une et unique. D’après nous Gandhi est un saint. Combien de dits croyants, Juifs, Chrétiens ou Musulmans, cherchent-ils à connaître… Ils sont ainsi catalogués par naissance mais ne se soucient guère de justifier leur appartenance religieuse.

Connaître la Vérité n’est qu’un mi-chemin. Aussi faut-il y demeurer, ne pas y renoncer par crainte des éventuelles persécutions, ou pour un sordide gain matériel, ou encore pour des plaisirs d’ordre charnels: « Si vous demeurez dans ma Parole… vous connaîtrez la Vérité, et la Vérité vous libérera », dit le Messie (Jean 8,32). Il ne suffit donc pas de connaître, mais de relever le défi en demeurant dans la vérité et l’intégrité morale.

Connaître la Vérité mène à connaître la volonté du Créateur et son plan salutaire qui sont souvent opposés à nos penchants, à nos désirs et à nos plans et intérêts humains. Sommes-nous prêts à nous dépasser, à renoncer à des points de vues et à des engagements opposés à la ligne qui mène à la Vérité absolue? Le Pape Jean-Paul ll lui-même, en ne révélant pas le « secret » du message de Marie à Fatima, n’a pas pu soumettre sa volonté à celle de Dieu. À notre avis « sa sainteté » n’est qu’un titre humain trompeur. Tant d’autres prétendus croyants et pratiquants n’ont ni la force ni le désir de renoncer au confort luxueux et à la vaine gloire humaine pour décrocher la gloire éternelle. De nos jours, cette gloire s’obtient en demeurant dans la Parole de Vérité par le témoignage contre l’Antichrist.

Aujourd’hui, la sainteté est de reconnaître la Bête du chapitre 13 de l’Apocalypse, et ensuite de ne pas se laisser entraîner par elle, pris dans ses subtils filets: « Voilà qui fonde la constances des saints… (Apocalypse 13,10)…C’est ici qu’il faut de la sagesse… (Apocalypse 13,18) ». Les saints, aujourd’hui, sont ces témoins de l’Apocalypse, ces martyrs « qui méprisent leur vie jusqu’à mourir » dans leur combat contre la Bête apocalyptique (Apocalypse 12,11). Ce sont aussi ceux qui, à leur niveau et selon leur possibilité, « témoignent contre la foule des peuples, des nations et des rois » séduits par la Bête, l’Antichrist (Apocalypse 10,11). (Lire notre texte: « La Clé de l’Apocalypse »).

Tous ceux qui font la Volonté de Dieu sur cette terre sont saints. Il nous demande de démasquer la Bête et aussi d’établir sur terre « le Ciel Nouveau et la Terre Nouvelle » (Apocalypse 21,1-8 / 2 Pierre 3,13).

La sainteté est de connaître et puis de répandre la connaissance à ceux que le Père céleste nous envoie. Alors nous serons aimés de Dieu. C’est cela la sainteté: conquérir le Coeur de Dieu. Heureux ceux qui y parviennent.

L’on nous demande si nous sommes des saints!
Notre réponse est celle de Jeanne d’Arc: « Si nous le sommes, que Dieu nous y garde. Sinon, que Dieu nous y mette! » Nous pensons être sur la bonne Voie, la Voie apocalyptique de Celui qui avait dit: « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie » (Jean 14,5). L’Évangile est dépassé aujourd’hui par l’Apocalypse de Saint Jean, ce « Petit Livre Ouvert » (Apocalypse 10,2) qui, à notre époque de la fin des temps de l’Antichrist, est « celui de la Vie » (Apocalypse 20,12) et du renouvellement de toutes choses: « Voici que Je fais l’univers nouveau » (Apocalypse 21,5).

À méditer: Léon Bloy, penseur chrétien, a dit: « Il n’y a qu’une seule tristesse: ne pas être un saint ».

Un Prophète

C’est une personne humaine, homme ou femme, qui est envoyée et inspirée par Dieu pour dénoncer les fautes (Jérémie 1,10), ou pour annoncer un ou des événements futurs dont le plus important fut l’Avènement du Messie (Isaïe 53 / Zacharie 9,9-10).

Un Ange

Plusieurs significations:

  1. Anges Gardiens: Chaque être qui naît dans ce monde est accompagné de son Ange Gardien. Ce sont des êtres spirituels non incarnés comme l’Archange Michel et l’Archange Gabriel.
  2. Anges Célestes: Nos yeux charnels ne les voient pas. Certains saints les ont captés intuitivement par grâce divine. Ils remplissent le Royaume des Cieux; Matthieu 4,11: « et voici que des Anges s’approchaient et ils Le (Jésus) servaient »; et lire aussi Matthieu 22,30.
  3. Anges: veut dire aussi « messager de Dieu »: Matthieu 13,39-50 / 24,31.
  4. Anges: signifie aussi « chef d’une communauté », évêque etc: Apocalypse 1,20 / 2,1 / 2,8…
  5. Les anges déchus sont ceux qui refusèrent de s’adapter au plan divin. Ils se révoltèrent contre le Créateur voulant établir un ordre différent. Lucifer (Satan) fut leur chef. Ils tentent, souvent avec succès, d’entraîner des hommes à leur suite. Ils réussissent auprès du grand nombre sur cette terre.

Un discernement éclairé nous aide à reconnaître les anges saints des anges déchus.

La réincarnation

Je crois en la réincarnation. Jésus a dit qu’il fallait « naître de nouveau pour voir le Royaume de Dieu… » (Jean 3,1-11). J’ai des expériences intérieures personnelles pour y croire. Qu’en pensez-vous?

La Révélation divine affirme que tout homme ne naît qu’une seule fois: « Les hommes ne meurent qu’une fois, après quoi il y a un jugement » (Hébreux 9,27).

Il faut être attentif à tout ce que Jésus avait dit à propos de devoir renaître; il s’agit de renaître « en esprit, d’En-Haut ». En effet, s’adressant à Nicodème, Il dit:
« En vérité, Je te le dis, à moins de naître d’En-Haut (certains traduisent: de nouveau), nul ne peut voir le Royaume de Dieu… À moins de naître d’eau et d’Esprit, nul ne peut entrer au Royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit » (Jean 3,3-6).

Jésus parlait de l’eau du baptême qui purifie l’âme et la fait renaître par la foi en sa Personne comme le Messie attendu. Ce même baptême est remplacé aujourd’hui par celui en esprit qui s’opère par la foi en la révélation que Jésus fit du mystère apocalyptique (voir notre texte: « La Clé de l’Apocalypse »).

Quant aux « expériences intérieures » de ce genre, il faut être prudent, même méfiant à leur égard. Les forces du mal sont rusées et savent jouer sur nos sentiments et notre ignorance. Elles cherchent à revivre sur terre par nous, à nous posséder pour nous détourner de la Voie qui mène à la Vérité. Donnons crédit aux Saintes Écritures. Elles nous poussent à renaître déjà, à profiter pleinement de notre séjour sur terre pour renaître, nous-mêmes, en Esprit et découvrir, en nous, l’être nouveau que nous sommes invités à devenir, celui dont parle saint Paul:
« Il vous faut abandonner votre premier genre de vie et dépouiller le vieil homme, qui va se corrompant au fil des convoitises décevantes, pour vous renouveler par une transformation spirituelle de votre jugement et revêtir l’Homme Nouveau, qui a été créé selon Dieu dans la justice et la sainteté de la vérité » (Ephésiens 4,22-24).

Il s’agit donc d’une renaissance spirituelle, intérieure, personnelle, qui fait de nous un être nouveau, régénéré, durant notre unique passage sur terre. Mettons ce passage à profit.

Lettre à une âme en recherche sur la réincarnation

« La réincarnation; y croire ou pas, c’est très important. Une doctrine comme celle-ci peut nous faire manquer notre but si elle est fausse. Elle est incompatible avec l’enseignement du Christ, incompatible avec son église, incompatible avec les Saintes Écritures révélées par Dieu.

Dans la lettre de St Paul aux Hébreux on lit: « C’est maintenant, une fois pour toutes, à la fin des temps, qu’Il (Jésus) s’est manifesté pour abolir le péché par son sacrifice. Et comme les hommes ne meurent qu’une fois, après quoi il y a un jugement, ainsi le Christ, après s’être offert une seule fois pour enlever les péchés d’un grand nombre, apparaîtra une seconde fois, hors du péché à ceux qui l’attendent pour leur donner le salut » (Hébreux 9,26-28).

L’âme est un domaine obscur qu’on ne peut totalement sonder. Nous en avons déjà parlé. C’est pourquoi il faut que nous acceptions la seule Lumière valable, la seule en laquelle nous pouvons nous confier, lui faire confiance même si nous n’avons pas encore réponse à toutes nos questions. Cette Lumière c’est le Christ Jésus. Et quand, blottie sur son Coeur, sur Celui de Marie, tu auras décidé de pactiser avec Lui, tu découvriras le mystère des vérités qui te hantent.

Nous avions parlé de la psychologie des profondeurs (archétypes de Jung). Quoi d’étonnant de sentir que tel moment, telle personne, tel endroit, telle circonstance avaient été vécus par moi « auparavant ». De fait, ce n’est pas auparavant dans le temps et l’espace. Mais une prédestination, une certaine prédestination inscrite d’avance dans nos âmes, un genre de « pré »-sentiment, de « pré »-saveur qui attendait le moment propice pour se révéler au plus intime de nous-mêmes et pour déclencher une rencontre avec le Moi intérieur (le subconscient) puis avec Dieu en nous, avec l’Éternité dont nous faisons déjà partie, un face à face non pas avec un corps réincarné, mais avec l’âme de Dieu même, un dialogue, non pas entre moi d’aujourd’hui et moi d’hier ou d’antan, mais entre moi et MOI puis entre MOI et Dieu. Non pas une affaire d’histoire et de géographie, mais une affaire d’Éternité déjà entamée.

Ce n’est pas une affaire de passé, mais de futur actuel c’est-à-dire d’Éternité.

Rien ne doit nous distraire de ce dialogue (avec Dieu) qui doit faire de nous des géants. Toute autre interprétation fera de nous des nains, des angoissés, des prisonniers et des insatisfaits et ne nous mènera pas à l’Unique Source qui t’a nourrie comme jamais tu ne l’as été.
N’est-ce pas vrai? Et n’est-ce pas signe de Vérité de manger à satiété?

Ton âme penche de tout son poids à dire « oui » au Christ. C’est que déjà pour toi (pour Toi) il n’y a pas d’autres issues qui pourraient te donner ce que tu as déjà goûté. Il est l’Unique, et il n’y a pas d’autre Marie. Où irais-tu mon petit oiseau? Eux seuls te font gazouiller comme tu le veux et gambader comme tu l’aspires.

Ayant lu ces lignes, une muraille s’écroulera et un Rayon te libérera.

Sur le plan de l’âme, les expériences et les sentiments personnels peuvent être communicables comme, par exemple, en rencontrant quelqu’un de joyeux, il peut nous communiquer sa joie. Quelqu’un de morose peut attrister comme ceux qu’on appelle les rabat-joie.

D’où les âmes défuntes, envieuses et mauvaises, afin de nous perdre avec elles, nous communiquent leurs propres sentiments, leurs propres expériences et leur science quand Dieu les laisse faire. « Que Dieu nous garde des mauvais morts, surtout les membres de nos familles », disait un saint. Celles-ci peuvent nous faire beaucoup de tort.

Ces âmes néfastes, parmi lesquelles se trouvent des esprits diaboliques, agissent en nous pour nous perdre. Dans notre ignorance et dans l’aveuglement de tout ce qui se passe à l’intérieur de nous, nous confondons les plans, c’est-à-dire nous ne distinguons pas ce qui nous est propre et les sentiments ou états d’âme qui nous sont communiqués ou « infus ».

Il arrive parfois qu’on a le sentiment de reconnaître un endroit vu pour la première fois: « J’ai déjà vu cette maison, ce boulevard, ce jardin etc… ». Et l’on conclut qu’on est soi-même réincarné. Or, cet endroit ne date que de 2 ou 3 ans. Il faut donc chercher l’explication ailleurs.

C’est ainsi, de même, que Dieu peut nous communiquer la science, sa science que nous appelons « science infuse » dont nous avons déjà parlé, une intuition claire et précise sur différents sujets. Il faut distinguer entre cette science infuse et la science acquise par notre propre effort. La science du Christ est toute infuse, par l’intérieur.

C’est ainsi qu’une jeune fille actuellement se prend pour la réincarnation de Chopin, vu qu’elle n’avait même pas 14 ans quand elle jouait et composait comme lui. Une âme déchue peut lui passer une telle expérience. Quiconque peut, s’il le désire, en accord avec les démons, devenir du jour au lendemain un virtuose musical pour une gloriole terrestre, attribuant cela à la réincarnation, quand la réalité est toute autre.

Il faut beaucoup de discernement et de lumière divine pour découvrir tout ce qui se passe en nous et pouvoir rejeter des sentiments négatifs que des esprits sataniques veulent nous imposer tels que le désespoir, les dépressions, la morosité, la peur etc… Par contre, la joie et l’optimisme sont des fruits de l’Esprit-Saint. Nous sommes influencés par ceux que nous fréquentons; en bien ou en mal. « Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es ». Ce proverbe est aussi valable pour le monde spirituel.

L’intercession des morts

Bonsoir,
Tous les textes cités font état de l’intercession possible des croyants les uns pour les autres mais seulement pour les vivants… Dans la bible on ne trouve pas me semble t-il de passages où les saints morts peuvent intercéder pour les vivants… Alors du coup est-il réaliste de s’adresser aux saints pour qu’ils intercèdent pour nous?
Merci de prendre le temps de me répondre en appuyant votre réponse sur les écrits bibliques.
Bien fraternellement dans le Christ.

P.

Cher P.

Mais bien sûr que l’intercession des morts existe.
Le Ciel est la communauté des âmes qui se sont purifiées et qui ont la grâce de contempler la Face d’Amour de notre Père. Le Ciel est le Royaume de l’Amour beau, saint, pur, infini.

Or, l’Amour est intercession.

Quand vous aimez quelqu’un, vous priez pour lui.
Les âmes de nos défunts qui avaient un coeur pur intercèdent pour nous du Ciel ou même du purgatoire.

La légitimité de la vénération des saints se déduit de la vénération des Anges, attestée dans la sainte Ecriture:

Dans le livre de Josué nous lisons cette apparition de St. Michel:

« Or Josué, se trouvant près de Jéricho, leva les yeux et vit un homme qui se tenait debout devant lui, une épée nue à la main. Josué s’avança vers lui et lui dit: « Es-tu des nôtres ou de nos ennemis? » Il répondit: « Non! Mais je suis le chef de l’armée de Yahvé, et maintenant je suis venu. » Josué, tombant la face contre terre, l’adora et dit: « Que dit mon Seigneur à son serviteur? » Le chef de l’armée de Yahvé répondit à Josué: « Ote tes sandales de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te trouves est saint. » Et Josué fit ainsi. (Josué 5,13-15)

Le prophète Daniel écrit:

« J’entendis une voix d’homme, sur l’Ulaï, criant: « Gabriel, donne-lui l’intelligence de cette vision! » Il s’avança vers le lieu où je me tenais, et, comme il approchait, je fus saisi de terreur et tombai face contre terre. Il me dit: « Fils d’homme, comprends: c’est le temps de la Fin que révèle la vision. » (Daniel 8,16-17)

Josué et Daniel tombent la face contre terre en voyant la grandeur spirituelle de Gabriel et Michel. Ce faisant, ils les vénèrent.

Les Anges exercent par la Volonté de Dieu une fonction d’aide et de protection envers les hommes. Paul le souligne:

« Les Anges sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour apporter de l’aide à ceux qui doivent hériter du salut? (Hébreux 1,14).

Or, la grandeur des Anges découle du fait qu’ils contemplent sans cesse la Face de Dieu (Matthieu 18,10).
Les saints aussi, comme les Anges, contemplent notre Père directement (1 Corinthiens 13,12 / 1 Jean 3,2). Nous pouvons donc aussi les vénérer et demander également leur intercession.
Ceci ressort particulièrement du fait que nous formons tous le Corps du Christ (1 Corinthiens 12,26-27) et que nous sommes solidaires les uns des autres à la vie et à la mort.
Heureux sommes-nous d’être « enveloppés par une si grande nuée de témoins » (Hébreux 12,1), à savoir toutes les belles âmes qui sont au Ciel et luttent à nos côtés, après avoir eux-mêmes remporté la Couronne de Vie.

La foi des Juifs de l’Ancien Testament dans l’intercession des saints est attestée dans 2 Maccabées:

« Ayant armé chacun d’eux moins de la sécurité que donnent les boucliers et les lances que de l’assurance fondée sur les bonnes paroles, il leur raconta un songe digne de foi, une sorte de vision, qui les réjouit tous. Voici le spectacle qui lui avait été offert: l’ex-grand prêtre Onias, cet homme de bien, d’un abord modeste et de moeurs douces, distingué dans son langage et adonné dès l’enfance à toutes les pratiques de la vertu, Onias étendait les mains et priait pour toute la communauté des Juifs. Ensuite avait apparu à Judas, de la même manière, un homme remarquable par ses cheveux blancs et par sa dignité, revêtu d’une prodigieuse et souveraine majesté. Prenant la parole, Onias disait: « Celui-ci est l’ami de ses frères, qui prie beaucoup pour le peuple et pour la ville sainte tout entière, Jérémie, le prophète de Dieu. » (2 Maccabées 15,11-16)

Ce texte souligne clairement l’intercession d’hommes saints décédés à l’époque comme Onias et Jérémie pour leur peuple.

Cette intercession se retrouve aussi dans le livre de l’Apocalypse et concerne notre temps:

« Il (l’Agneau) s’en vint prendre le livre dans la main droite de Celui qui siège sur le trône. Quand il l’eut pris, les quatre Vivants et les vingt-quatre Vieillards se prosternèrent devant l’Agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d’or pleines de parfums, les prières des saints. » (Apocalypse 5,7-8)

Les quatre vivants sont les quatre évangélistes. Les 24 vieillards sont les élus des 12 tribus d’Israël (les saints de l’Ancien Testament) et les élus basés sur les 12 Apôtres (les saints du Nouveau Testament). Ils offrent à Dieu « la prière des saints ». Ces saints sont « les âmes égorgées sous l’autel » qui demandent vengeance à Dieu (Apocalypse 6, 9-11).
Offrir la prière des saints signifie intercéder pour la cause de ces saints martyrs et pour les saints encore présent sur terre qui résistent à la Bête (Apocalypse 13,10).
Tous les saints du Ciel intercèdent donc pour que Justice soit faite aux deux témoins de l’Apocalypse massacrés par la Bête (voir « La Clé de l’Apocalypse » sur site).

Le Livre de l’Apocalypse témoigne d’un grand mouvement d’amour et de solidarité au Ciel en faveur du combat contre l’Antichrist sur terre.
Cette solidarité et intercession découlent de la perpétuité de l’Amour (1 Corinthiens 13,8).

Enfin, nous lisons dans le Livre de Daniel:

« En ce temps se lèvera Michel, le grand Prince qui se tient auprès des enfants de ton peuple. Ce sera un temps d’angoisse tel qu’il n’y en aura pas eu jusqu’alors depuis que nation existe. En ce temps-là, ton peuple échappera: tous ceux qui se trouveront inscrits dans le Livre ». (Daniel 12,1)

Durant ce temps d’angoisse qui concerne notre temps, le temps de la Fin (Mathieu 24,21), St Michel se tiendra à nos côtés. Il se tient à nos côtés pour nous défendre, pour nous protéger, pour intercéder pour nous.
De même, les grands saints que nous invoquons, se tiennent à nos côtés pour nous protéger, nous défendre, nous apprendre à « monter » spirituellement.

C’est une immense richesse spirituelle, dont il ne faut pas se priver.

Il ne faut pas mettre des barrières intellectuelles là où il n’y en a pas. Le monde de l’esprit est un. Il n’y a pas de coupure à la mort.

Nous vous conseillons de lire aussi les deux textes sur site:
« L’Intercession des Saints dans la Bible »
« La Survie après la Mort »

Que tous les saints du Ciel intercèdent pour vous et vous ouvrent les yeux sur la grandeur de leur intercession.

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